Unfriended

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UnfriendedInterdit aux moins de 12 ans avec avertissement

« Une jeune lycéenne se suicide après qu’une vidéo compromettante sur elle ait été publiée sur Internet. Un an plus tard, six de ses amis se connectent, un soir, sur skype, pour « tchater » entre eux. Mais une septième personne, inconnue des autres, se connecte également. Cet intrus se montre très vite sous un visage inquiétant et menace les six amis de tuer le premier qui se déconnectera. Peu à peu, les événements tragiques qui ont marqué la bande, un an plus tôt, refont surface et se montrent sous un nouveau jour ».

 

UnfriendedLevan Gabriadze est un réalisateur soviétique.

 

UnfriendedShelley Hennig : Blaire

Moses Jacob Storm : Mitch

Renee Olstead : Jess

Will Peltz : Adam

Jacob Wysocki : Ken

Courtney Halverson : Val

Heather Sossaman : Laura

Matthew Bohrer : Matt

 

UnfriendedJ’ai été très surprise par ce film. Dès les premières secondes, vous vous heurtez de plein fouet à l’originalité du scénario : le film se passe entièrement derrière un écran d’ordinateur, comme si vous tapiez vous-même sur le clavier, avec pour toile de fond l’ensemble des fenêtres ouvertes par l’un des personnages centraux (facebook, boîte mail, Skype, tchat…). Un brin décontenancée par cette approche, ma première réaction a été de m’exclamer : « C’est pas tout le long comme ça quand même ! Ca va être pénible ! ». Comme je me trompais ! C’est précisément cette présentation qui vous happe et vous tient en haleine jusqu’à la fin. Même si vous savez qui est derrière le clavier (je ne spoile pas, cette information est donnée dès le début), vous avez cette sensation d’être un acteur du film, assistant impuissant à ce jeu de massacre, et vous comprendrez vite pourquoi c’est depuis l’ordi de ce personnage vous avez accès à l’ensemble des autres participants.

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Pour l’histoire en elle-même, une jeune lycéenne n’a pas supporté la publication sur les réseaux sociaux et internet en général d’une vidéo compromettante sur elle. Elle s’est suicidée. L’ensemble de ses amis est réuni en tchat, chacun depuis son domicile, mais une septième personne apparaissant anonymement va les rejoindre et jouer avec eux. Quiconque se déconnectera mourra (c’est pas le moment d’avoir une panne internet !).

Le suspense et la tension vont crescendo parmi le petit groupe d’amis (qui au demeurant va le rester de moins en moins…) et vous-même devant votre ordi ou votre écran, tel un voyeur anonyme qui se repaît du malheur des autres.

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Car tel est, au-delà du jeu de massacre, le propos fondamental de ce film : grâce (à cause ?) d’internet et des différents réseaux sociaux, nous sommes tous devenus des voyeurs de la vie des autres. Et comme l’homme est un loup pour l’homme, selon la formule consacrée, ce film dénonce la perversité avec laquelle les internautes transgressent les limites et jouent littéralement avec la vie d’autrui, démontant à coup de paroles infectes et humiliantes des personnalités fragiles ou isolées.

On ne peut pas ne pas songer, en regardant ce film, au nombre d’adolescents qui se sont ôté la vie parce que leurs « amis » ou des inconnus se sont moqués d’eux sur les réseaux sociaux, n’hésitant pas à les humilier en public, sous couvert d’anonymat ou de mouvement de groupe (« les autres ont lancé la première vanne, j’ai suivi »).

Ce film dénonce le danger d’internet en général et des réseaux sociaux en particulier. Il dénonce aussi le pouvoir de l’intimidation. Jouer de la faiblesse d’une personne pour en faire une marionnette.

Toutefois, internet n’est-il pas que le reflet à grande échelle de ce qui se passe bien souvent depuis longtemps en petit comité,  bien caché à l’abri des regards, parfois au sein d’un collège ou d’un lycée, parfois même au sein d’une famille ? Internet est-il la seule cause ou un vecteur de transmission de la méchanceté à grande échelle ?

Naturellement, la responsabilité de chacun dans ses actes existe. Ce film en esquisse le trait. L’adolescente s’est suicidée parce qu’une vidéo l’a montré en position humiliante. On sera tenté de dire que si elle n’avait pas eu ce comportement, la vidéo n’aurait jamais existé. Soit. C’est un argument comme un autre. Comme l’est également l’argument qui consiste à dire que le respect de soi et des autres impose de ne pas agir avec méchanceté, car personne ne sait comment réagira la victime. De la remarque sur le poids (imaginaire parfois) à la vidéo porno postée sur internet et les réseaux sociaux à l’insu de ses participants, personne ne peut prévoir une tragédie ou une réaction de mépris face au regard des autres.

Ce film dénonce la toile comme étant la toile tissée par une araignée dangereuse.

Il nous met en garde également contre la trahison des proches. Il nous fait la leçon sur la vérité à avouer (combien est confortable la protection qu’apporte l’anonymat planqué derrière son ordinateur, n’est-ce pas ?). Ce film nous fait la leçon sur l’amitié, la loyauté et l’honnêteté.

Ce film, c’est les dix petits nègres 2.0.

Tremblez, riez, sursautez au rythme des multiples rebondissements mais regardez-le.

J’allais oublier ! Ne répondez jamais à un mort qui vous parle…

 

 

Ce film participe au Challenge Halloween

Challenge Halloween

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2 réflexions sur “Unfriended

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